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Prologue bis

Prologue  bis
Un éclair déchire le ciel, je lève le pied au dessus du vide, j'attends.
Un coup de tonnerre,

Une main attrape la mienne.
dia- Pardon Monsieur, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
La foudre éclaire une jeune fille au pied de la balustrade le regard poser sur le magnifique panoramique que nous offre cette haute tour d'immeuble.
dia - Non, enfaîte j'en suis sur ! C'est même une très très mauvaise idée, dit-elle en baissant les yeux vers le vide resserrant ma main dans la sienne...
Elle relève la tête vers moi et offre un magnifique sourire.
dia - C'est beau tu ne trouves pas ? L'orage je veux dire, le vide ça me fait peur, d'ailleurs si tu pouvais descendre de là, je t'en serrais très reconnaissante. Rien que de te voir ici j'ai le vertige.
Un nouveau coup de tonnerre vient me rappeler à l'ordre.
dia - Qu'es que sa peut te foutre, dégage !
dia - Si tu sautes, si tu meures je pleurerais pour toi. J'ai terriblement peur de la mort d'après moi il est inconcevable de vouloir la rencontrer si rapidement.
dia - Je m'en fous de Toi ! C'est pas pour toi que je le fais.
dia - Pour qui, pour quoi ?
Elle est vraiment trop conne.
Mais je ne peux quand même pas sauter devant elle, sa main est tellement crispée sur mon poignet.
dia - Ma vie me fait souffrir et fait souffrir les gens que j'aime.
dia - Et te voir mort écrasé comme une mouche en bas ne les ferra pas souffrir ? Je ne sais pas quel taille fait cette immeuble mais tu ne vas pas être beau à voir après ça... Elle dit ça comme si sa avait été la chose la plus naturelle qui soit, comme si ça pouvais être amusant d'imaginer l'état d'un corps après cette chute. Puis elle s'assoit sur la balustrade, dos au vide, gardant toujours ma main dans la sienne, les yeux levés vers moi, et ce sourire. Elle se moque de moi ?
dia - Tu penses en savoir plus que moi sur ma propre vie ?
dia - Qui à dit ça ? demanda-t-elle étonné, moi je me demande simplement se qui peut pousse un homme à vouloir mourir.
dia - Pour ne plus souffrir c'est une bonne raison ? Demandais-je sarcastique.
dia - Non, répondit-elle simplement alors que la pluie commençait à tomber, On pense souffrir dans ce monde mais qui te dis que sa ne serra pas pire après. On est tous condamné à mourir alors pour quoi avancer consciemment cette date ? Tu es catholique ?
dia - Je ne pratique pas.
dia - Tu sais qu'il est écrit dans la bible que les personnes qui se suicident vont en enfer, tu dis souffrir dans ce monde mais tu imagines comme ça dois être dur la vie aux enfers ?
dia - Génial un none c'est mis en tête de me sauver des enfers.
dia - En réaliser je n'y crois pas du tout, mais ça illustrait bien ma penser je trouve.

Sa main se resserre encore sur la mienne.
dia - Aller viens, me dit-elle d'une voix plus grave et rassurante, de toute façon si tu ne l'as pas déjà fait, tu ne sauteras pas ce soir. Et à rester comme ça sous la pluie, nous allons attraper la mort. Ça serrait dommage tu ne penses pas ?
Et en plus elle fait de l'humour... elle tire un peu sur mon bras, une rafale de vent me déséquilibre en me repoussant sur le toit de l'immeuble. Apparemment ça ne serra pas pour ce soir. Je ne pouvais tout de même pas le faire devant elle...
Elle m'entraîne vers la porte qu'elle à empêcher de se refermer grâce à un bout de bois. Ma main toujours dans la sienne elle m'entraîne dans les escaliers, je me laisse aller à la suivre. Où pourrais-je aller, maintenant il est trop tard pour revenir en arrière, et elle ne semble pas avoir envie de me laisser remonter sur le toit.
Si je retrouve le courage de vouloir changer de monde, je prendrais des produits dans un endroit isolé !

espaceDe retour dans le couloir de cet immeuble je m'apprête à prendre l'ascenseur pour le quitter mais elle me tire par la main, avent que je ne pu dire quoi que ce soit je me retrouve dans un petit appartement que seules les lumières de la nuit baignaient d'une étrange clarté orangée. Elle retira son imperméable noir qu'elle accrocha à un portemanteau avent de retirer mon petit blouson en cuire rouge de mes épaules pour de l'accrocher par-dessus sa veste.
dia - Qu'es que tu fais, je ne vais pas rester, dis-je rapidement.
dia - Tu sauteras du premier immeuble venu ? Restes ici pour la nuit, le canapé se déplie, il n'est pas inconfortable. Demain tu pourras retourner faire le mariole sur les toits si t'aimes ça.
dia - Tu m'invites à dormir chez toi ?
dia - Oui, pour cette nuit. Je ne connais rien aux suicides. Pour moi, la vie est bien trop belle pour la gâcher ; mais j'imagine que si un jour je souhaite me suicider, si je le veux suffisamment pour être capable de me retrouver sur la balustrade d'un HLM, si l'on arrive à m'en empêcher, je n'aurais sûrement pas envie d'être seule, et je ne pense pas non plus que je voudrais rentrer chez moi, retrouver des gens que je connais mais que je voulais quitter pour toujours.
Elle avait raison, si elle m'avait laisser partir je n'aurais peut-être pas trouver le courage de recommencer une nouvelle fois, mais je ne pourrais plus jamais rentrer chez moi maintenant, plus jamais !
Je ne suis qu'un trouillard, normal qu'il est honte de moi.
dia - Et si je suis un pervers, un voleur, un violeur ou...
dia - Tu aurais déjà profité de la situation. Répondit-elle comme si c'était évidant. Et de toutes façons mes voisins sont mastoc, et les murs en cartons pâte, si je cris ils viendrons te casser la gueule !
espaceIl ne fut pas très difficile de me convaincre ; elle me prêta des vêtements sec, déplia le canapé et y installa plusieurs couvertures.

dia - Je vais me changer dans ma chambre, fait de même avent d'être vraiment malade.
dia - Oui, merci.
Je ne sais vraiment rien dire d'autre...
Le frigo est couvert de photo qui tiennent grâce à de petit ément hétéroclite. Je les regarde un peu, elle semble bien entourée, une grande bande d'ami, de magnifiques sourires sur toutes ses photos.

dia - Je fais de la tisane, t'en veux ? demande-t-elle une fois ressortie de sa chambre vêtu d'un grand t-shirt et d'un caleçon.

espaceSur la table deux tasses fument légèrement.
J'ai peur qu'elle me demande des comptes. Pourquoi j'ai voulus faire ça, je ne serrais pas quoi lui répondre.
J'ai honte.
dia - Comment t'appelles tu ? demande-t-elle avent d'avaler une petite gorger de tisane.
Sa voix est agréable et rassurante, douce et grave, une voix original, différente de toutes celle que je connais déjà, de toutes celle qui jugent et qui font mal en disant des horreurs.
dia - Bill. Essayais-je de répondre avec la même douceur. Et toi ?
dia - Élia.
Elia, tout comme elle son prénom est très beau et surprenant.
dia - Quel âge as-tu ?
dia - 16ans, depuis hier.
dia - Si peu, tu ne connais rien et tu veux déjà mourir...
Dans la bouche de beaucoup cette phrase aurait pu sonner comme un reproche, pourtant de sa jolie voix feutré j'ai l'impression que c'est une simple remarque, comme si elle avait dit « tien dehors il pleut » aucun reproche.
dia - Et toi, Quel age as-tu ?
dia - 19. Je suis fatiguée, je vais me reposer un peu s'il te manque quelque chose n'hésite pas à te servir ou demande moi. Bonne nuit.

dia - Tu crois au destin ? Demandais-je rapidement avent qu'elle n'est quitter la pièce ?
dia - Oui, parfois, quand il m'arrange. Mais je préfère croire en un libre arbitre maximal, que nos choix importent vraiment, que rien n'est anodin, que c'est grâce à eux qu'on avance.
dia - Tu ne crois pas que c'est le destin qui a fait que je n'ai pas sauté, que je t'ai rencontré. Demandais-je essayant de trouver une raison à ma présence ici.
dia - Non, je pense que si tu es ici c'est simplement car tu ne voulais pas vraiment mourir, que tu as hésité suffisamment longtemps pour que je puisse venir t'en empêcher. Et maintenant tu es ici car je suis une personne extraordinaire qui s'entiche toujours des âmes en peines.
Elle me sourit.
dia - Pourquoi tu fais tout ça pour moi ?
dia - Tout quoi ?
dia - M'empêcher de sauter, me faire suffisamment confiance pour me laisser dormir chez toi... Sans me poser la moindre questions. Pourquoi?
dia - Car tu en as besoin, répondit-elle comme si il s'agissait d'une évidence. Tu avais besoin de quelqu'un pour te demander de ne pas sauter, tu as besoin de repos, de voir que tout n'est pas si moche que tu le pensais, et absolument pas que je te pose des questions. Si tu veux parler je suis là, si tu as besoin de quoi que se soit je suis là, tu es comme tout le monde, tu as simplement besoin de quelqu'un au près de toi.
dia - Merci, dis-je simplement après quelques minutes de silence.
dia - Pas de quoi, répondit-elle en se trouant vers moi un sourire aux lèvres.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 18:47

Modifié le dimanche 18 mai 2008 08:45

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