Un orage se prépare, menaçant.
Le tonnerre de plus en plus fort, les éclaires de plus en plus proches ; une rafale de vent fait claquer la porte derrière moi m'enfermant sur ce toit d'immeuble.
Aucun retour possible.
Le vent a fermé cette porte comme il a soufflé le dernier doute qui résidait dans mon c½ur.
J'ai choisie l'un des plus haut pour que ce soit encore plus beau.
Je m'approche lentement de la rambarde de l'immeuble.
La douleur et la peine semblent laisser place à la peur. Tout semblait tellement simple quand je ne fessais encore qu'y penser. Mes pieds semblent s'enfoncer de plus en plus dans le sol à chaque pas ; Refusent d'avancer.
J'ai peur qu'en fessant ça je passe à côté de quelques choses.
Alors que le doute m'enlace de ses bars détestables, je repense à Lui. Toute cette haine, ma gorge se serre et m'aide à parcourir les derniers mètres d'un pas décidé. Je me sers de cette tristesse pour escalader le muret de sécurité mais une nouvelle fois la peur écrase toute autre trace de sentiment quand je vois le vide sous mes pieds.
J'ai le vertige.
Les larmes menacent encore une fois de s'échapper de mes yeux. Je les retiens, hors de question d'être lâche maintenant. J'avance plus près du vide, le vent me fouette le visage.
Mon corps frissonne mais je ne ressens pas le froid, je ne ressens plus rien, complètement bouffée par cette douleur vicieuse et perverse qui s'insinue dans mon corps, mon âme et mon esprit, brûlant les derniers espoirs, les derniers bonheur, oubliés.
Pourquoi c'est si dur, pourquoi je t'ai rencontré, pourquoi je t'ai aimé, et pourquoi je suis là aujourd'hui ?
Tellement dur d'oser faire ce pas dans le vide.
Après tout redeviendra plus simple, enfin j'espère...
J'ai passé ma vie à espérer, maintenant il faudrait que j'agisse.
Peut-être qu'il serrait plus simple de prendre des médicaments...
Non, j'aurais trop peur qu'ils n'arrivent à me sauver. Si je saute d'ici, je peux être sur que tout s'arrêtera.
Le problème c'est de sauter.
J'ai peur.
Peur de le perdre, peur pour lui plus que pour moi. Pourtant je sais que plus jamais il n'acceptera de me traiter comme il le fessait. Maintenant il se sent salie quand je le touche, quand je lui parle, quand je lui souris, quand je l'aime.
Notre histoire est souillée par les aprioris, d'un monde qui me semble bien plus répugnant que notre amour.
J'en viens à me demander si cet amour a vraiment existé. S'il n'est pas seulement création de mon esprit.
Sa chaleur m'a quittée, ses bras son amour et sa douceur l'on suivit.
J'oublie tellement vite tout ses merveilleux moment passé avec lui.
C'est pour ça que je dois sauter !
Partir avent que je ne les oublis tous, pour ne plus me souvenir que des mauvais.
Je respire à plein poumon se vent froid qui remonte de ses rues désertées, Les passants sont partis s'abriter de l'orage et de la nuit dans leur belle maison pleine d'un amour superficiel.
Moi j'ai toujours été vrai avec toi, je t'aime et je ferrais tout pour toi. Tout !
Un éclair déchire le ciel, de grosses gouttes de pluie s'abattent sur la ville.
Quoi de plus stéréotypé qu'un suicide une nuit d'orage.
J'attends le prochain coup de tonnerre et je saute, au moins si un cri de peur m'échappe il sera masqué et on pourra lui dire que je suis partie dignement.
Je l'aime, dis-je une dernière fois à cette grande ville endormie qui va perdre l'un de ses anonymes ce soir. Demain un autre naîtra, joie et bonne humeur autour de lui.
Pour moi c'est trop tard.
NB: En réalité le prologue n'est pas finit... il était simplement trop long pour un seul article. Ca c'est une mise en bouche au prologue... vous suivez? :-)
Ce qui est fort c'est que vous ne savez toujours rien...
